Argentinos que sobreviven de la basura
Documentario


Los "cartoneros" representan uno de los más recientes fenómenos sociales en Argentina. Son un ejército de desempleados que se dedica a separar materiales reciclables de la basura, generan ganancias anuales por 170 millones de dólares, aunque ellos se quedan con sólo 16 por ciento.

De acuerdo con un informe del gobierno de Buenos Aires, los miles de "cartoneros" que trabajan en la ciudad ganan en conjunto alrededor de 27 millones de dólares al año por recoger papel, diarios y cartón que encuentran entre la basura que generan los hogares.

Las ganancias se acrecientan cuando el material reciclado llega de distintas formas otra vez al comercio, por lo cual la facturación de este trabajo aumenta hasta ser equivalente a las ganancias de importantes empresas privadas.

Los "cartoneros" representan uno de los más importantes y recientes fenómenos sociales de este país, producto del acelerado empobrecimiento que Argentina registró en las últimas tres décadas y que se acrecentó, en particular, durante los años 90.

Hace menos de cinco años, los argentinos se sorprendieron al ver como poco a poco miles de personas, muchas de ellas con estudios técnicos o universitarios, comenzaban a dedicarse a separar materiales reciclables de entre la basura.

Tan sólo en Buenos Aires se estima que existen 10 mil "cartoneros", que ganan alrededor de 80 dólares por mes, lo que corresponde a la "tajada" más chica del mercado del reciclaje.

La cadena que inicia el "cartonero" continúa en los centros de acopio a donde se concentran los materiales, y de ahí, a las grandes empresas que reciclan periódicos para fabricar papel higiénico y reprocesan el cartón.

En conjunto, las empresas recicladoras obtienen ganancias por 170 millones de dólares al año, lo cual sextuplica los ingresos que pueden obtener los "cartoneros", muchos de los cuales trabajan en las calles junto con sus familias.

Por lo novedoso del fenómeno, aún carecen de una estructura organizada que les permita pelear por sus derechos y obtener así ganancias más acordes con lo que marca el mercado.

El propio gobierno de Buenos Aires está comenzando una incipiente convocatoria para que los "cartoneros" se asocien y puedan competir en las licitaciones para la recolección de residuos que lanzarán las autoridades.

Carta a un cartonero

Yo te rindo homenaje, Cartonero, y en él, quiero decirte muchas cosas.... reconocer tu fuerza y fe en la vida, al salir cada noche a la deriva.
Qué es lo que te empuja, Cartonero? Cuál es la fuerza vital que da tu aliento?, no lo entiendo, pero se que llevas dentro, la chispa de energía, que vence a tu tormento.
Yo soy uno más, que por ahí pasa y te mira asombrado Cartonero, no sería capaz de hacer lo tuyo, por eso reconozco tu denuedo.
Jamás me imaginé, amigo Cartonero, que en mi vida sería yo testigo, de tu trabajo muy duro, pero honesto, por eso Cartonero.... te bendigo.
Yo se que la basura no es tu meta, pero, encontrar algo en ella, es cierto que te anima y sigues buscando con esfuerzo y con coraje... para llenar muy lento con cartón, el equipaje.
Te respeto hermano Cartonero, porque tienes profundo el corazón, que te hace luchar y no quedarte para que a los tuyos, no le falte la ración.
Quisiera transmitirte mi esperanza, en que algún día todo cambiará y todo esto, quedará en un mal sueño, que va a ser imposible de olvidar.
Fuerza!, hermano Cartonero... en lo que pueda, yo te he de ayudar y pido al Cielo, por vos todas las noches... que te de aliento y que te haga continuar

:flech: Traduction F.P.

Les "chiffonniers" représentent un des plus récents phénomènes sociaux en Argentine. Ils sont une armée de gens sans emploi qui s’occupent à séparer des ordures toute ce qui peut être recyclables, ils produisent des gains annuels d’une valeur de 170 millions de dollars, bien qu’ils ne restent qu’avec 16% de leurs gains.

Selon une information du gouvernement de Buenos Aires, les milliers de "chiffonniers" qui travaillent dans la ville gagnent, dans l’ensemble autour de 27 millions de dollars par an pour rassembler des papiers, des journaux, des cartons qu’ils trouvent dans les ordures rejetées par les foyers.

Les gains augmentent quand le matériel recyclé arrive de diverses manières de nouveau dans le commerce, où la facturation de ce travail peut augmenter jusqu’à arriver à l’équivalent des gains d’importantes entreprises privées.

Les "chiffonniers" représentent l’un des plus importants et récents phénomènes sociaux de ce pays, produit de l’appauvrissement accéléré que l’Argentine a enregistré au cours des trois dernières décades et qui a augmenté, particulièrement, au cours des années 90.

Il y a moins de cinq ans se sont montrés surpris en voyant comment, peu à peu, des milliers de personnes, beaucoup d’elles en possession d’études techniques ou universitaires, ont commencé à se dédier à séparer du matériel recyclage parmi les ordures.

On estime que, seulement à Buenos Aires, il existe 10 mille “chiffonniers”, qui gagnent environ 80 dollars par mois, ce qui correspond à la tranche la plus petite du marché du recyclage.

La chaîne que commence le "chiffonnier" se poursuit dans les centres d’approvisionnement où tout le matériel est concentré et, de là il est acheminé vers les grandes entreprises qui recyclent les journaux pour fabriquer du papier hygiénique et soumettent le carton à un nouveau processus.

Dans l’ensemble les entreprises de recyclage obtiennent des gains d’environ 170 millions de dollars par an ce qui multiplie par six les rentrées que peuvent obtenir les "chiffonniers", dont beaucoup travaillent dans les rues proches avec leurs familles.

Le phénomène des Chiffonniers étant récent ils manquent encore d’une structure organisée leur permettant de lutter pour défendre leurs droits et obtenir ainsi des salaires plus en accord avec ce que marquent les lois du marché.

Le gouvernement de Buenos Aires lui-même a commencé une toute récente convocation afin que les "chiffonniers" s’associent et puissent concourir dans les appels d’offres pour le ramassage des résidus que les autorités pourraient lancer.

Lettre à un chiffonnier

Je te rends hommage, Chiffonnier, et en disant cela je veux te dire beaucoup de choses… reconnaître ta force et ta foi dans la vie, quand tu sors chaque nuit au hasard.
Qu’est-ce que c’est qui te pousse, Chiffonnier? Quelle est la force vitale qui te donne souffle? Je ne le comprends pas, mais je sais que tu portes, au-dedans de toi- l’étincelle d’énergie qui te permet de vaincre ton tourment.
Moi, je suis un de plus, qui passe ici chaque soir et qui te regarde avec étonnement, Chiffonnier, je ne serais pas capable de faire ce que tu fais c’est ce qui me fait reconnaître ton courage.
Jamais je ne me serais imaginé, mon ami Chiffonnier, que dans ma vie je serais ton témoin, témoin de ton dur travail, mais honnête, et pour cela Chiffonniers… je te bénis..
Je sais que ton but ce ne sont pas les ordures, mais c’est d’y trouver quelque chose dedans et il est certain que cela te donne du courage et tu continue à chercher avec effort et persévérance afin de remplir ton équipage, très lentement, avec du carton.
Je te respecte, frère Chiffonnier, parce que tu as un grand cœur qui te fait lutter et ne pas rester oisif afin que les tiens aient de quoi manger.
Je voudrais te transmettre mon espérance que, un jour, tout cela changera et il n’en restera qu’un mauvais souvenir, qu’il sera impossible d’oublier.
Courage, frère Chiffonnier... dans ce que je peux faire je dois t’aider et tous les soirs je prie le Ciel pour toi... qu’il te donne du courage et qu’il te fasse continuer.

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 557 autres membres