La vie et la mission animées par la Parole de Dieu au coeur du monde

                   


Province du Sénégal

 

 José Alvarez

 

Luc 15, 1‑3. 11‑32

 

Celui-ci reçoit les pécheurs et mange avec eux

 

La scène nous présente Jésus parlant aux gens peu recommandables : des pécheurs publics et des percepteurs d'impôts. Alors que les Pharisiens sont scandalisés. Du temps de Jésus, partager une table était une forme spécialement intime d'amitié et de solidarité. Pour aucun motif on pouvait partager une table avec quelqu'un d'une classe inférieure et beaucoup moins avec quelqu'un dont la conduite n'était pas approuvée. Jésus se fait proche les indésirables et scandalise les Pharisiens. Jésus n'exclut  personne.

 

Luc 15.11-32

 

Jésus nous parle du Dieu comme d'un père. Un père très spécial. Il tolère qu'un de ses fils parte de la maison, avec la partie de sa fortune. C'est  un père qui laisse une liberté à ses enfants.

Après s'être éloigné de la maison sa vie se détériore. Il sent le regret. Mais, la faim, plus que le repentir, est la vraie motivation pour son retour. Une faim physique et une faim de récupérer sa dignité et son identité. A son retour, le père prend l'initiative de l'embrasser et de le prendre dans les bras, son retour à la maison est une fête.

 

Le fils ainé quant à lui, refusent l'amour  gratuit du père. Pourtant, ce dernier sort le chercher. Aujourd'hui, nous recevons la même invitation. Mais, nous savons que, pour entrer dans la maison du Père et pour participer à la fête, il y a seulement une porte : l'accueil, le pardon, l'amour des autres. Cette parabole n'a pas de fin. Il finit avec l'invitation du père à entrer dans sa  maison, à pardonner au frère et à célébrer une grande fête. Voulons-nous rentrer ?

 

Marguerite Pascale SADIO

 

En tant secteur les textes bibliques et figures de l'écriture qui nous ont accompagné et continuent de nous accompagner dans notre engagement social sont :

Exode 3 : j'ai vu la misère de mon peuple

Mt 25, 6 : ce que vous ave fait au plus petit de mes frères

Vous avez reçu gratuitement donnez gratuitement

Luc 6,1- 7 : envoie des disciples

Jésus passait en faisant du bien

Mt 25 : les béatitudes :

Pour vous qui suis-je

Jean : Je vous ai choisi et établi pour sue alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. 

Je suis venu pour qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance.

Moise figure du libérateur de son peuple

La Reine Esther.

Marie de Nazareth : toujours  l'écoute des attentes de son peuple

Marie à l'annonciation : elle accueille la mission, va vers sa cousine,

Marie à cana attentive à la vie de son peuple : voit les besoins et trouve des solutions

 

Des expériences significatives ont marqué et rythmé la vie de notre engagement social parmi lesquelles

La persévérance et la ténacité dans la lutte menée pour la reconnaissance et l'aménagement d'un marché hebdomadaire des femmes : une action qui a consolidé ma foi

Les amis d'Emilie sont pour moi le terrain d'une expérience de la vie du charisme d'Emilie, une pastorale d'évangélisation et surtout de conversion personnelle et collective.

Une présence et action solidaire à la prison

La rencontre avec les handicapés de handisales m'a rendu plus humaines

L'évolution des jeunes filles, le progrès avec l'initiative du jardin

L'expérience de libération avec les enfants vendus

Le miracle de l'éducation

La foi que Dieu marche avec nous.

Le symbole est celui du donner et du recevoir selon la volonté de  Dieu. Dieu qui se donne à son peuple et l'homme qui se donne à son semble c'est cela pour nous la solidarité. L'un ne donne pas pour que l'autre  reçoive mais ils s'offrent l'un à l'autre dans une relation de solidarité dans la communion.

 

DELEGATION DE LA RDC

 

MARIA LUIZA

 

(Texte ou figure biblique pourquoi, expérience forte et symbole)

2Co 9,8.10

« Dieu est assez puisant pour vous donner toute grâce en surabondance, afin que vous ayez en toute chose et toujours tout ce qu'il vous faut, et que vous ayez encore du superflu pour faire toute sorte de bien. 

Dieu qui fourni la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera toujours plus de fruit à ce que vous accomplirez dans la justice. Il vous enrichira en tout pour que vous soyez généreux, avec cette simplicité qui, par nous, monte vers Dieu, en action de grâce. »

 

…toute grâce en surabondance,

Je prends conscience que Dieu donne sans compter

Cela me fait prendre conscience que tout ce que je suis et tout ce que j'ai me vient de Dieu

Je dois « me recevoir de Dieu, pour devenir don de Dieu pour les autres »

Cette attitude d'entière dépendance de Dieu m'invite également à m'investir concrètement dans toute confiance et humilité. Il fourni la semence et celle-ci doit être plantée… La récolte également est don de Dieu !

Je suis donc invitée à vivre dans une continuelle action de grâces…

Accueillir comme don, le souffle de vie, la santé, tous mes talents…, 

M'émerveiller de tous ces dons, lui rendre grâce et les offrir à ce pour qui Il me les a donné, sans les approprier et sans attendre  la récompense des bénéficiaires de mes actions.

Les dons de Dieu sont pour moi également les personnes elles mêmes et ils passent aussi par elles.

 

Expérience

Au début de ma vie religieuse un jour j'ai rencontré un lépreux dans sa chambre obscure, sur un lit sale, la mauvaise odeur qui dégagée le pot de chambre rendait difficile la respiration…

Dans ce cadre le malade me dit : « je suis très heureux, le bon Dieu m'envoie toujours des chrétiens pour me rendre visite, pour m'aider. Il poursuit, je suis arrivé ici, au port, venant de l'intérieur, je ne connaissais personne et ne savais pas comme arriver à l'hôpital, là j'ai trouvé un chrétien qui m'a accompagné et m'a aidé à rentrer à l'hôpital. Depuis il me visite souvent, Jean Baptiste, celui qui débrousse le jardin, vient tous les jours me vider le pot de chambre et il m'apporte parfois à manger. Toi tu viens me voir… vraiment le bon Dieu me donne beaucoup. »

Je suis rester sans parole, cet homme moitié rongé par la lèpre, dans ce cadre de vie inhumain, trouvait tant des motifs pour rendre grâces à Dieu ! Son visage et surtout son sourire me viennent souvent à la mémoire. Quand quelque chose me manque, je pense à ce papa et cela m'aide à regarder tout ce que j'ai  et cette Parole « Dieu est assez puisant pour vous donner toute grâce en surabondance, afin que vous ayez en toute chose et toujours tout ce qu'il vous faut, et que vous ayez encore du superflu pour faire toute sorte de bien. » est une réalité dans notre vie et dans notre mission.

 

Mon symbole

Le sac il est ouvert pour accueillir, recevoir…

Il ne s'approprie jamais de son contenu mais au contraire, tout ce qu'il a est pour servir à d'autres

 

HONORINE 

 

Les figures bibliques:


a) La figure de Moise : il est choisit par Dieu, a reçu une mission de lui même il se sent incapable par la suite il fait confiance à Dieu tout au long de sa marche, Moise a besoin des autres pour accomplir la mission qui lui a été confiée.

Pourquoi ce personnage de  de l'Ancien Testament  m'interpelle ? Comme personne et religieuse dans ma suite de Jésus dès mon baptême j'ai toujours eu besoin de autres pour accomplir ma mission de baptisé, pour retrouver le chemin qui m'amène vers Jésus , les médiations, la collaboration ce que nous disons actuellement solidarité m 'ont  toujours été dans ma vie comme force, repère  pour aller de l'avant .

b) Dans le Nouveau Testament, C'est Jésus et la samaritaine : dans leur complémentarité : "donner et  recevoir" en vue d'attirer les autres vers Dieu , leur donné une vie nouvelle , Jésus qui se fait faible avec les faibles qui va à la rencontre des autres , qui rejoint chacun dans sa situation , Jésus proche de nous , dans notre histoire, relève et amène vers Dieu ainsi la personne retrouve sa dignité de fils , fille de Dieu.
Lui même Dieu  était toujours solidaire pour accomplir sa mission.

Les expériences fortes:


Je vois la continuité qui s'explique dans la mission : un partenariat entre laïcs, qui peuvent être catholiques ou d'autres religions, ce qui m'a toujours frappée dans ma mission c'est la collaboration entre plusieurs personnes, c'est la même vision et pensée : sauver la vie, la personne humaine  et cela dans la tête de tous malgré nos différences et intérêt .
Je me suis toujours sentie forte et efficace lorsque la mission est menée ensemble, chacun contribue de sa façon et le résultat est meilleur.
Nos missions ont une longue histoire, en relisant je vois une grande et longue chaîne de solidarité ; les exemples sont nombreux, chacune de nos missions en donne.


Expérience de LULENDO Victorine (RDC)

           

 Les textes de l'Ecriture et les figures bibliques qui m'ont accompagnés et continuent de m'accompagner dans ma mission :

Ex 3,7-10 »Yahvé dit : j'ai vu mon humilié en Egypte et j'ai entendu ses cris lorsque ses surveillants les maltraitent. Oui je connais ses souffrances… Va donc ! je t'envoie vers Pharaon pour faire sortir d'Egypte mon peuple, les Fils d'Israël.

            Ce texte m'a toujours interpellé dès le premier jour que la congrégation m'avait confié la mission d'accompagner les enfants de la rue, appelles aujourd'hui « enfants en situation difficile » Je m'étais mise devant la réalité Congolaise comme Moïse devant les Israélites. J'avais compris que cette mission dépassait mes forces car accompagner les enfants de la rue est une mission difficile, mais en même temps je me disais que l'appel de Dieu n'est pas une voix qu'on entend et qui passe. Dieu s'est rendu maître de mon cœur. Avec sa grâce, il m'a donné la force et m'a rassuré de sa présence. Chaque fois que j'écoute l'histoire de vie de ces enfants avec toutes sortes de blessures intérieures qu'elles portent cela me fait penser à ce texte de l'Exode.

Par ici je vois Emilie qui dit « …les sœurs iront là où la voix du pauvre les appellent. » Emilie

Jésus et leurs attitudes envers les pauvres.

 

Dans cette mission les expériences fortes vécues sont positives et négatives

Je réalise une mission dans laquelle nous rencontrons beaucoup des causes qui font que ces enfants soient dans la rue. Tel que les enfants dits sorciers, ils ne sont pas facilement réinsérés dans leur famille.

  • Le refus des enfants dans leurs familles respectives, (un refus total), un rejet et abandon même après plusieurs médiations entre le centre et la famille de l'enfant.
  • Les jeunes deviennent plus agressives, posent plus de problème tel que le non respect du règlement du centre.
  • Elles restent beaucoup de temps au centre si elles ne sont pas capables de se prendre en charge
  • Quelques fois elles ne savent pas prendre conscience de leur situation, avec toutes les blessures intérieures qu'elles portent en elles.

Positives

  • Les réinsertions familiales réussies et l'épanouissement de jeunes réinsérées en famille. Celles-ci retrouvent quand même la chaleur familiale, prennent conscience de leur vie en beaucoup de domaine, travail, mariage…

 

VICE PROVINCE DU BENIN

 

        I.            TEXTES  BIBLIQUES

o       2 Timothée 2, 9 : Pour lui, je souffre… c'est pourquoi j'endure tout … afin qu'eux aussi obtiennent le salut

o       Colossiens 3,9-10 Dépouillés du vieil homme en se renouvelant à l'image de son créateur

Vs 11 : Là il n'est plus question de Grec ou de Juif, de Barbare, de scythe, d'esclave ou d'homme libre ; il n'y a que le Christ qui est tout et en tout

o       Le bon Samaritain : Luc 12,25 : Voyant le blessé, il eut pitié, il prit soin de lui

 

      II.            EXPERIENCES  FORTES

Au nombre des expériences qui ont marqué nous pouvons en retenir 4 :

Ø     La 1ère est celle d'une fillette de 15 ans qu'on a reçu en provenance du Nigéria où elle a servi en qualité de domestique pendant près de 3 ans. Suite à une mésentente entre sa patronne et elle ou sujet du mari, elle fut renvoyée de la maison sans paiement ni habit vestimentaire. Après avoir erré dans la ville pendant plusieurs semaines, elle fut récupérée par la police Nigériane qui l'a confiée à la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) qui l'a remise au Sœurs Salésienne avant qu'elle ne soit transférée au Foyer Saint Joseph de Parakou.

Le jour de son retour en famille, nous avons vu des parents très contents et visiblement satisfait de revoir leur fille. Ils étaient, effet, entrain de se préparer pour effectuer le lendemain les cérémonies d'enterrement de leur fille.

Ø     Le 2nd cas est celui d'un jeune garçon de 7 ans que nous reçu au Foyer au cours de l'année 2009. Son père qui croit être submergé de problème a voulu vendre son enfant. Il était prêt céder son enfant (le seul qu'il a eu dans sa vie et ce lorsqu'il était sur les bancs de l'école) contre une somme de 3 000 000 FCFA quelque soit ce qu'on voudrait faire au petit.

Ø     Le 3ème cas est celui d'une petite fille de 14 ans qui a été élevé par un Monsieur qu'elle a toujours considéré comme un oncle. Ce dernier  l'avait en fait accueilli comme une femme car lui étant promise depuis son plus jeune âge.

Ayant constaté que la famille arrivait a « maturité », l'homme à cherché plusieurs fois à coucher avec elle, et c'est là qu'elle s'est rendu compte qu'elle était dans le foyer en tant que femme et non en tant que nièce. Elle a alors décidé de quitter ce Monsieur et cherche ses parents.

Ø     Le 4ème cas et le plus marquant semble-t-il est celui d'une jeune fille de 12 ans qui fréquentait la Baraque d'écoute et d'éducation du Marché Dépôt à Parakou. Cette fille a dit lors de la visite du Représentant Résident de l'UNICEF qu'elle voudrait bien aller à l'école mais que sa tutrice ne l'autorisait pas à le faire.

Ce témoignage qui a été diffusée sur les antennes des différentes télévisions a suscité la colère de sa tutrice qui l'a battue et lui a interdit la fréquentation de la baraque ; elle est allée jusqu'à accuser les éducatrices d'avoir monté sa fille contre elle.

La fille après avoir reçu la 2ème correction a quitté la maison et s'est réfugiée chez une des éducatrices qui habite à environ 5 Km ; cette dernière l'a conduite au foyer qui a effectué le nécessaire afin que cette fille retourne auprès de ses parents où elle a été inscrite à l'école en classe de CE1 malgré le fait qu'elle n'ait jamais mis les pieds à l'école.

 

    III.            OBJET SYMBOLIQUE

L'objet symbolique que nous avons choisit comme pouvant concrétiser notre solidarité est : LA CASTAGNETTE.

Cette castagnette nous permet de relever 4 éléments à savoir :

o       La calebasse : qui symbolise Dieu le créateur, le centre de toute vie, de tout bien

o       Le fil : qui représente l'Esprit saint qui tisse les liens entre nous

o       Les perles : qui caractérisent la convergence de but et d'objectif qui rassemble les sœurs et les laïcs avec qui elles collaborent pour l'atteinte des objectifs

o       La diversité des couleurs : qui révèlent l'universalité de la congrégation que nous formons et l'amour du Christ qui nous associe au service de tout être humain sans barrage social et malgré la différence de religion.

En effet, pour que la castagnette retentisse d'un bon son, il faut nécessairement lier beaucoup de perles ; De même, c'est ensemble et avec la présence de Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, que nous pouvons vivre la solidarité.


 

PROJET DE REDYNAMISATION DU SECTEUR SOCIAL AU GABON

 

Lors de l'Assemblée Provinciale tenue à Libreville en décembre 2008, le secteur social a retenu les activités suivantes :

·    La création des espaces de rencontre et d'écoute ;

·    La création d'un réseau social d'action coopérative pour  la formation des jeunes filles démunies,  aux métiers techniques ;

·    L'adaptation des centres sociaux existants en écoles professionnelles ;

·    La création d'un centre de formation à Libreville.

La mise en réseau prévoit  que ces centres développent une ou des activités complémentaires dans les différentes offres de formation,  et  que Libreville constitue une plateforme qui coordonnerait le réseau.

L'une des exigences à remplir pour la valorisation des formations offertes et des produits issus de cette formation est la reconnaissance auprès des autorités locales et la participation aux examens d'Etat pour l'obtention des diplômes nécessaires à l'obtention d'un emploi. Des  démarches sont envisagées à cet effet, s'appuyant sur la Convention cadre entre le Vatican et l'Etat gabonais. 

Objectif du  secteur  social :

-         redynamiser les centres existants

-         aider les jeunes filles à se prendre en charge : financièrement, économiquement et socialement afin qu'elles deviennent autonomes.

Pour mieux planifier ces activités et atteindre les objectifs escomptés, l'Assemblée Générale a retenu que les membres du secteur social fassent  un état de lieux de la situation sur le terrain où sont implantés les centres sociaux de la Congrégation :   Libreville, Port-Gentil et Fougamou. Compte tenu de ce que toutes ces activités se réalisent parallèlement à celle qui sont entreprises par le Gouvernement Gabonais, le secteur a jugé utile de présenter, dans un premier temps, la politique sociale dans la politique nationale gabonaise.

I - Le secteur social dans la politique nationale gabonaise

Parmi les obligations imputables à l'Etat, dans le cadre de sa souveraineté nationale et du fonctionnement des institutions qui le structurent se trouve en « bonne place », la gestion des problèmes relatifs aux droits fondamentaux des populations.

Le Gouvernement dispose, entre autre, de l'administration. Il détermine et conduit la politique de la nation, et par ce fait, il est responsable devant le parlement dans les conditions prévues par la loi fondamentale, du bien-être des populations.

Dans sa politique générale, le gouvernement gabonais a défini une politique sociale qui est sensée couvrir les domaines de la santé, de l'éducation et de la formation, de l'emploi, de l'habitat, des transports et de l'environnement. Ceci nous permet de retenir que, parce qu'il touche tous ces domaines, le secteur social, quelle que soit l'administration qui en a la charge est un secteur transversal parce qu'il met l'Homme au centre de sa politique.

 

Cette réalité exige donc la mise en place d'un système social intégré, juste et efficace, visant l'amélioration des conditions de formation, de santé, de l'habitat, de travail et d'existence du peuple gabonais.

Etre en excellente santé est une des conditions fondamentales pour chaque gabonais qui participe à son niveau et avec ses moyens au développement efficace et durable du pays.

L'organisation de ce secteur implique une parfaite connaissance de la situation nationale de l'ensemble des domaines sus cités.

Pourtant, l'accès des Gabonais aux soins de santé primaire, comme à l'éducation, fonction régaliennes de l'Etat est devenu difficile parce  que ces services leur sont vendus. Aussi, le prix exorbitant de ses services pour un nombre important de gabonais conduit à la production des déchets du système public de la santé et même de l'instruction, malgré l'existence du Ministère des Affaires sociales de la Solidarité nationale du Bien-être et de Lutte contre la pauvreté et celle du conseil économique et social, créé en 1990 et dont l'une des compétences est de veiller à la stricte application de la politique sociale et culturelle du gouvernement.

a)     Le Ministère des Affaires sociales de la Solidarité nationale du Bien-être et de Lutte contre la pauvreté

C'est l'organe du Gouvernement qui est chargé de penser concrètement, en terme d'application, la politique nationale envers ceux qui vivent à la périphérie du système national d'intégration et d'insertion des gabonais. C'est lui qui est chargé de déployer les mesures qui sont prises en faveur de cette catégorie des citoyens, en tenant compte de l'ensemble des départements ministériels concernés par la question sociale. Il s'agit essentiellement du ministère de la santé ainsi que celui de la formation professionnelle qui dispose de certains centres de formation professionnelle qui s'adresse aux personnes qui ont dépassé l'âge de 16 ans, obligatoire à la scolarisation  (Ondimba à Oloumi par exemple).

b) Le Conseil Economique et Social (CES)

Le CES est une des Institutions constitutionnelles qui disposent d'une autonomie de fonctionnement et concourent à la consolidation et à la régulation de la politique de l'Etat sous toutes ses formes, dans la prise en compte permanente des aspirations du peuple gabonais.

Dans son programme d'activité nous lisons bien que « la lutte contre la pauvreté constitue un des axes majeurs de notre politique de bien-être du peuple gabonais ».  Par conséquent, la formation, notamment professionnelle dans les secteurs en déficit de main d'œuvre, semble constituer une des priorités. La mise en place des structures de solidarité sera de nature à alléger les souffrances des plus nécessiteux. Sur le terrain, il est difficile de relever des indicateurs manifestant la réalisation effective de ces déclarations d'intentions.

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03/04/2010
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